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lundi 17 juin 2013

Summer Shoes


Projetons nous. En octobre, par exemple. Quand le soleil ira rhabiller l'automne pour nous offrir un inespéré été indien (si,si !) et que toutes celles qui auront snobés l'été pluvieux à coup de bottes motardes se sentiront légèrement en galère de la shoes.

C'est que la chaussure d'été est un sujet de haute importance sur l'autel de la mode. Bien sûr, l'exhibitionniste de l'orteil trottine depuis fin avril en tropéziennes mais pour les pudiques l'affaire se complique (matez la rime).
La chaussure doit être assez fermée (out les vilains doigts des pieds - de toute façon on avait raté notre french) mais plutôt légère (beurk le pied qui colle à la semelle).
Jolie mais confortable.


Il y a bien les traditionnels ballerines et depuis peu les slippers, mais l'été on a souvent envie d'un peu de fantaisie.
Heureusement, votre humble servitrice à emprunté des chemins de traverse pour atteindre son graal estival (des derbies Steve Madden !).

Parcours.

- les espadrilles
Elles sont inévitables cet été.

Oubliée les chaussures de berger de la côte Basque, comme tout ce qui a un parfum d'authenticité, les marques de luxe les ont détournées version élégantes des plages. Chanel, Valentino… c'est tentant, certes mais je ne suis pas certaine que mes pieds non manucurés les méritent.
Alors, j'ai jeté mon dévolu sur Arsène et ses espadrilles lamées ou en dentelle.


Espadrilles Arsène P

Je résiste pour le moment, jusqu'à quand ?

- les sneakers
Sans lacets, pour l'été.
Venez on ne reparle pas des Vans par Kenzo (même si il faut être honnête : elles ont tous les critères de La Shoes De L'Ete).
Pour les alternatives (et pour se la jouer Je Suis Un Hipster A Broooklyn) les Suno


Sneakers Sunon

Une chouette marque qui réinterprète les codes africains avec une fraîcheur et une subtilité qui font du bien.

Ou les Superga mais la semelle est un peu trop épaisse, non ? Moyen dans l'esprit de légèreté de l'été.


Sneakers Superga

 

- l'hybride
Ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué le bourgeonnement de ces CNI (Chaussures Non Identifiées).
En tête ces Tabitha Simmons


Tabitha Simmons

Un peu comme si Nate Archibald se retrouvait dans l'Amour est dans le Pré.


- la trouvaille
Finalement, je suis tombée (presque) par hasard sur ces Steve Madden.


Mes nouvelles Steve Madden !

Elles me font penser aux Tabitha Simmons, en moins bizarre éditorial, plus girl next door, quoi.

Promis je vous fais un petit look dès que je les reçois.

Et sinon elles sont encore dispo sur le site vente privee jusqu'à jeudi.

jeudi 17 janvier 2013

Back to business


Vous pensiez qu’on allait débuter 2013 sans parler mode ?

Je veux dire vraiment mode. Terminées mes théories fumeuses sur l’avenir des soldes (sachez tout de même que je résiste très bien pour l’instant !).


Back to business.


Et le business sous le froid glacial de Paris, il hurle ses envies d’été. Un cri qui a retentit jusqu’aux oreilles de deux marques que j’aimais déjà d’amour (Ouuuh le vilain pléonasme, toi, prof de français, pas frapper moi) et qui faute de nous offrir le soleil sur un plateau, nous ont concocté une joli collaboration.


Aparté mots interdits : Ne cherchez pas, je ne dirai pas Coolab’. Peut-on arrêter de marketer massacrer le français à tout va ?

 
Mixez les pros de la baskets montantes et les rois de l’imprimé, faîtes fusionner le sportswear des kids et les chemises à motifs cachemire de papi et chaussez moi en Feiyue x Thomsen.


Voici l'objet du délit désir.

Feiyue x Thomsen - 90 euros

C'est touchant ce côté désuet, teinté de la douceur de l'élégance. 
On en a fait du chemin dans le monde du sportswear. On en a mis de l'humour, de l'humain, de la convivialité sur le terrain de la performance et de la compétition.

Mais ce qui est le plus intéressant, c'est comme la greffe prend. Comme une collaboration déplace le propos des deux marques concernées.


Chez Feiyue, on ne propose plus des chaussures mais un style. 

Un style de vie même.
Un style qui ré-affirme que l'avenir de l'homme (en fait des hommes blonds à barbe de trois jours et carrure virile comme ceux qui peuplent le tumblr Fuck Yeah, Scandinavian Men) dans la forêt suédoise !


Campagne Feiyue shootée dans l'archipel de Dalarö en Suède

Même constat chez Thomsen, qui avait fait le tour de la question du look rétro à la Mad Men, parfaitement sexy sur la plantureuse Joan Harris, beaucoup plus Mamie Nova porté au-dessus d'un 85B. 

Leur lookbook pour l'été est emplie de modernité. Et met le doigt sur l'essentiel :

Thomsen Eté 2013

1) La queue de cheval revient à la mode. Doit-on déjà enterrer le chignon bun ?

2) Cet été on ira toujours trainer nos espadrilles à la Cité de la mode et du design. Mais la terrasse du Moon Roof (la collection a été shootée la-bas) remplace celle du Wanderlust.



4) On a eu raison de ne pas bazarder notre vieux short en jean



5) Qui vous avait parlé du retour du bandeau ? héhé ! Plus que 6 mois pour apprendre à le nouer.



6) Les bijoux se portent près du cou et SUR vos chemises en coton



7) Depuis quand vous n'aviez pas vu de Nike Cortez ?


Allez, vive les coolab' !


lundi 9 juillet 2012

La nouvelle alliance

C'est un complot. Une machination orchestrée par des pubardes abonnées à la taille -10. Ou des RP hystériques droguées aux cures de jus d'herbe.
C'est certain.
Sinon comment expliquer cette déferlante de collaborations culpabilisantes ?

Qui arrivent juste quand l'été pointe son nez.

Quand on a enfin dépassé nos peurs du bourrelet, de la bouée sous fesses (ou deuxième fesses - elle a plein de petits noms différents celle là), des abdos Pasquier.
Qu'on a osé ouvrir les yeux en maillot - même pas 1 pièce - devant la glace de la cabine d'essayage à la lumière blafarde. 
Qu'on a assumé notre feignantise hivernale, en somme.

BOUM !

Les marques de fringues nous rappellent combien le sport est important pour la mode (et pour les fesses des modeuses).

Et voilà qu' Opening Ceremony (eh oui encore ces génies) nous sort une collection co-brandée avec Adidas, parfaitement taillé pour…. des surfeuses surentraînées. Tout à fait nous.

Adidas pour Opening Ceremony

A peine remis du choc. Coup de grasse grâce !

Levi's et Nike nous refont le coup. Et voilà qu'on ne peut même plus porter notre uniforme préféré sans penser à se programmer un petit footing pour le week-end.



Bon, tout ça a tout de même du bon. C'est bien plus sain quand la mode essaye de nous faire ressembler à des filles en pleine forme(s) qui veulent avant tout se sentir bien plutôt que se sentir maigres.

Je vais m'envoyer un petit cookie pour fêter ça !

dimanche 1 juillet 2012

Le cas du cabas

Je crois que l'on appelle ça une fixette. Une fixette estivale.
C'est un peu le marronnier de l'été.
Dès le premier rayon de soleil, les créateurs ont beau se démener pour nous proposer une pléiade de cabas minimalistes en cuir léger, en paille tressée relevés de détails luxe, ou encore de cabas pailletés (suivez mon regard… Oh Vanessa Bruno).
Les rues pullulent du sac le plus simple qu'il soit. La cabas à anses larges en coton crème avec - cerise sur le gâteau- un imprimé bien reconnaissable. Oui cet objet qui vous semble si pratique au premier coup d’œil - "je mets tout mon bordel, je suis prête en 5 min". - qui se révèle parfois mesquin - "Mais il est où mon portable ? Et mon portefeuille ? Et c'est quoi cette crème solaire qui fuie ?"

S'il confère toute de suite la très cool nonchalance un peu recherchée de la fille de l'été (si en plus vous le portez avec des tropéziennes en cuir naturel : pâmoison  vous êtes mon idole !) et un message qui affiche votre humeur du moment, ne croyez pas qu'il soit si facile de dénicher le graal.

Il en existe plusieurs sortes. Associés à  plusieurs niveaux d'acquisition :

#1 : le cabas d'été de la feignante.
Celui ré-édité tous les ans par A.P.C qu'on peut acheter directement en boutique. Qui fait des petits cette année (Claudie Pierlot, Comptoir des cotonniers...). Trop facile. Aucune lutte, aucune tirage de cheveux ou manigances pour l'obtenir. On l'a. Et puis on l'oublie.
La collaboration Claudie Pierlot - Olympia Le Tan

#2 : le cabas fourbe. On l'a vu en boutique. On a vu dix personnes sortir de la boutique avec. On l'a cherché avec notre tête gogogadgeto radar de la fille du premier jour des soldes. On a failli sortir les bras ballants de la boutique. On a compris. Le cabas pour l'avoir il faut acheter aussi (et surtout) la robe à 300 euros. Le cabas c'était le sac de course.

#3 : le cabas des initiés.
Attention il peut rendre maboule la plus saine d'entre nous. Je ne parlerai pas par exemple de la fille capable de se tordre le cou et de jouer l'équilibriste au milieu d'un wagon de métro bondé pour déchiffrer le message imprimé sur le sac. Bah oui tellement il est unique, tellement on se demande qui a édité cette merveille.
Non je ne parlerai pas de cette fille.
Souvent il a été distribué à quelques chanceux lors d'un lancement de produit ou d'une soirée privée. Et il vous échappera à jamais si vous n'en n'êtes pas.
Pfff injuste.

Et pour nous rendre un peu plus folles, nous donner des migraines et compliquer la quête : tout le monde s'y met. Même les hôtels ! Regardez cette merveille.

@garance dore
Ils ont tout compris. Un objet qu'on veut tant, qui fait passer le message subtilement  et s'accroche à tous les bras avec style. Quelle meilleure communication ?

mardi 26 juin 2012

Sous le charme de Massilia

Pour s'évader un week-end, on choisi souvent de découvrir une capitale européenne. Et au bout du compte on connait Madrid, Rome, Londres ou Berlin par coeur (merci le guide du routard) mais pour nous la France se résume à Paris (snobisme parisien quand tu nous tiens).
Si par exemple, on se laissait tenter par une escapade à Marseille on découvrirait que :

- il y a des endroits en France où il fait beau en été. 30° au compteur et grand bleu. J'en connais à Paris qui donnerait beaucoup pour ça !

- en début de soirée, une douce lumière enveloppe la ville et joue à transformer les couleurs des immeubles.  Même les quartiers nord deviennent charmants.

- les marseillais ont de l'humour. Assez en tout cas pour appeler la bière locale La Cagole

- il y a des lieux dans Marseille où l'on peut diner au bord d'une plage, à l'écart de l'effervescence de la ville (la circulation dans Paris est un bonheur à côté de Marseille), avec le roulis de la mer en bruit de fond

- il y a certains clichés qui se révèlent véridiques. Les marseillais sont extrêmement accueillants et toujours prêts à entamer la conversation. Et en particulier pour vous indiquer où boire un verre !

- on peut aller faire du surf pendant sa pause dej (et pas que du surf sur internet ! - pardon ça m'a échappé).

Et enfin si Paris nous manque trop on peut même y retrouver l'ambiance de nos lieux préférés, au Mama Shelter Marseille qui vient d'ouvrir !
Et comme, il n'y a pas de raisons que je sois la seule à avoir cette chanson en tête :


lundi 18 juin 2012

Le dilemme des bijoux

Si parfois je me lasse du shopping, il en est autrement des bijoux.

Le bijou, c'est la cerise sur le gâteau. Qui termine une tenue (même les plus ternes), qui permet l'audace (même quand on ne se permet aucune originalité vestimentaire), qui nous habille d'un rien.

Mais trouver la bonne perle s'avère souvent compliqué. Qu'il est doux le dilemme qualité/prix.

A l'origine, je pensais qu'un bijoux devait être une pièce chère qu'on se transmettait de mère en fille. J'apprécie d'ailleurs en recevoir. Je les range soigneusement. Je les sors pour les grandes occasions. Mais étant donné que c'est le genre d'objet qui demande un garde du corps pour chaque doigts, on les porte peu.
Et on est toujours un peu hésitant à aller du côté de la fantaisie. 3 mois de salaire, c'est pas donné la fantaisie.

Du coup, lorsque je veux me faire plaisir je fonce dans les rayons bijoux de H&M et Zara. Ou au Monop' avec sa chouette collection Bala Boosté - vous connaissez le proverbe : qui va s'acheter un shampooing au Monoprix, repart avec deux bagues et un sautoir. C'est pile dans l'air du temps et on ne culpabilise pas de s'acheter un ananas miniature à pendre autour du cou.
Mais ça manque un peu d'âme.
Et une fois sur deux, on retrouve notre meilleure amie avec les même boucles d'oreilles. Exactement.

Alors quand on m'a parlé des Musettes - une petite marque de bijoux complètement fait-main par deux copines qui se sont toujours fabriquées leurs bijoux parce qu'elles ne trouvaient pas mieux dans le commerce - j'ai tout de suite été curieuse de voir le résultat.
Et évidemment j'ai craqué :
- Pour les noms de leurs collections : Andromède, Zénith, Boréale, Comète. Le ciel à son poignet que demander de plus.

Bracelets Ella

- Pour les couleurs si rafraichissantes de leurs créations. Mieux qu'un sorbet fraise en plein mois d'aout.
- Pour les mélanges de matières : daim, coton perlé, métal, plumes. Criant de modernité.

Collier Heather

- Pour leur côté joueur et ludique. Voir le collier Salomé qu'on peut porter de 4 façons différentes.
Collier Salomé

- Parce que si on n'a plus envie de bijoux (même s'il faut être très malade pour que ça nous arrive), on peut succomber aux pochettes.
Et enfin, enfin, enfin parce que les prix sont si minis qu'on les oublierait presque !

Si vous voulez voir ces petites trouvailles de vos propres yeux et entendre Lily et Laetitia vous expliquer comment elles ont imaginé tout ça :
RDV le 24 juin 15 rue des Ecouffes, Paris 4ème. Métro St Paul. Pour la vente éphémère Les Musettes.